2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 19:32

Cette image fait le tour des médias depuis plusieurs heures. 35 000 morses échoués sur une plage d'Alaska faute de banquise : cliché surprenant, preuve flagrante du réchauffement climatique.

 

 

Le 27 septembre, les morses ont été observés par voie aérienne près de Point Lay. Quatre jours plus tôt, ils n'étaient que 1.500, ont expliqué des experts de l'USGS. «C'était près de 24 fois plus», a insisté Megan Ferguson, spécialiste de la surveillance aérienne des mammifères marins pour l'agence américaine océanographique et atmosphérique (NOAA), qui participait à la conférence.

 

«Changement de l'environnement arctique»

Elle a souligné qu'il s'agissait d'une estimation visuelle des experts du NOAA et de l'USGS, et que ce chiffre serait affiné. Megan Ferguson a également noté que davantage d'ours bruns avaient été remarqués au même endroit et qu'en revanche, des baleines grises qui étaient présentes dans les environs jusque dans les années 90, avaient disparu, «signe d'un changement de l'environnement arctique».

 

 

D'après Chadwick Jay, chercheur à l'USGS, ce nombre anormal de morses échoués «est vraiment une conséquence du réchauffement climatique» et de la «diminution de la couche de glace» dans l'océan Arctique à la fin de l'été. D'ordinaire, les animaux vivent sur la banquise et pêchent dans des eaux peu profondes.

 

 

Impact sur la mortalité des morses?

Mais avec la fonte importante des glaces cet été, les morses se sont retrouvés à des profondeurs trop importantes pour pouvoir se nourrir et ils ont donc cherché refuge sur la terre ferme pour y pêcher plus facilement, a expliqué Chadwick Jay. Ce phénomène propre aux morses du Pacifique et plus précisément de la Mer des Tchouktches, d'après l'USGS, «ne se produisait pas il y a dix ans», précise l'institut sur son site.

 

 

Si les experts ne savent pas encore si ce changement des comportements des morses peut avoir un impact sur leur mortalité, ils estiment que les bébés morses sont plus fragiles sur la terre ferme et que les animaux perdent plus d'énergie à rechercher des proies sur terre que lorsqu'ils sont installés sur la glace.

Source : 20minutes.fr

 

A LIRE → Le Rapport "Planète Vivante 2014" alarmant du WWF

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 17:35

La population des espèces vertébrées mesurées par l'Indice Planète Vivante (IPV) a diminué de moitié sur les 40 dernières années. 

(Source de cet article : WWF)

 

 

L'IPV, qui mesure l’évolution de milliers de populations d’espèces vertébrées, a enregistré un déclin de 52 % entre 1970 et 2010. En d’autres termes, le nombre de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, et de poissons sur le globe a, en moyenne, diminué de moitié en 40 ans.

 

Si la biodiversité diminue à la fois dans les régions tempérées et tropicales, la baisse est cependant plus marquée sous les tropiques. Tandis que les 6 569 populations des 1 606 espèces constituant l’IPV tempéré ont vu leur effectif fondre de 36 % entre 1970 et 2010, l’IPV tropical (englobant 3 811 populations de 1 638 espèces) a plongé dans le même temps de 56 %. Au plan régional, c’est l’Amérique latine qui a subi la chute la plus dramatique (83 %).
 

La perte et la dégradation de l’habitat, d’une part, l’exploitation subie à travers la chasse et la pêche, de l’autre, sont les premières causes de déclin. Le changement climatique, troisième menace la plus grave répertoriée dans l’IPV, devrait, quant à lui, avoir un impact croissant sur les populations à l’avenir.
 

Les espèces terrestres ont enregistré un déclin de 39 % entre 1970 et 2010, et cette tendance ne donne aucun signe de ralentissement. La perte d’habitat attribuable à l’affectation des sols aux activités humaines (notamment l’agriculture, le développement urbain, et la production d’énergie) apparaît toujours comme une menace majeure pour l’environnement terrestre et est aggravée par la chasse.
 

L’IPV des espèces d’eau douce accuse une chute moyenne de 76 %. Les grandes menaces pesant sur elles sont la perte et la fragmentation de l’habitat, la pollution et les espèces invasives. De fait, la variation du niveau de l’eau et de la connectivité des systèmes aquatiques, provoquée notamment par l’irrigation et les barrages hydroélectriques, a un impact notable sur les habitats d’eau douce.
 

Les espèces marines ont vu leur effectif régresser de 39 % entre 1970 et 2010. La période allant de 1970 au milieu des années 1980 a connu la plus forte baisse, suivie d’une certaine stabilité, à laquelle a succédé une nouvelle phase de déclin ces dernières années. Le recul le plus prononcé est observé sous les tropiques et dans l’océan Austral et concerne les tortues marines, de nombreux requins, et les grands oiseaux marins migrateurs comme l’albatros hurleur.

 

 

→ Base de données IPV : http://www.livingplanetindex.org/home/index 

 

Le Rapport en images

Hebergeur d'image

Hebergeur d'image

 

Résumé de Marco Lambertini, Directeur général de WWF International

 

Cette nouvelle édition du Rapport Planète Vivante ® ne conviendra pas aux âmes sensibles : la première conclusion qui s’impose, en effet, c’est que l’Indice Planète Vivante ® (IPV), établi en mesurant plus de 10 000 populations représentatives de mammifères, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens et de poissons, a décliné de quelque 52 % depuis 1970.

 

Autrement dit, en moins de deux générations, la taille des populations des espèces sauvages a fondu de moitié. Or, les différentes formes du vivant sont à la fois la matrice des écosystèmes permettant la vie sur Terre, et le baromètre de ce que nous faisons subir à notre planète, notre unique demeure. Et en nous désintéressant de leur sort, nous courons à notre propre perte.

 

Ce que nous faisons, c’est dilapider les dons offerts par la nature comme si nous avions plus d’une Terre à notre disposition. En prélevant dans nos écosystèmes et nos processus naturels davantage que ce qu’ils peuvent régénérer eux-mêmes, c’est notre avenir que nous hypothéquons.

 

Conservation de la nature et développement durable sont pourtant indissociables : à travers eux, il ne s’agit pas uniquement de préserver la biodiversité et les milieux, mais rien de moins que préserver l’avenir de l’humanité, c’est-à-dire notre bien-être, notre économie, notre sécurité alimentaire, notre stabilité sociale, en un mot, notre survie.

 

Dans un monde où la pauvreté est une réalité pour tant d’individus, la protection de la nature pourrait passer pour un luxe. C’est pourtant le contraire : pour les plus modestes de la planète, c’est un moyen de survie. Mais le plus important, c’est que nous sommes tous dans cette situation : où que nous vivions sur le globe, nous avons tous besoin d’aliments nutritifs, d’eau douce, et d’air pur. 

 

La situation est si préoccupante qu’il semble difficile d’envisager l’avenir avec optimisme. Difficile, certes, mais pas impossible, parce que c’est en nous-mêmes, qui sommes à l’origine du problème, que nous pouvons trouver la solution. À présent, notre obligation est de faire en sorte que la génération à venir saisisse l’occasion que nous avons laissé passer jusqu’ici et referme ce chapitre destructeur de notre histoire, pour bâtir des lendemains où les êtres humains vivent et prospèrent en harmonie avec la nature.

 

Oui, nous sommes tous reliés les uns aux autres, et, ensemble, nous pouvons imaginer et adopter les solutions qui sauvegarderont l’avenir de notre seule et unique planète. "

 

Marco Lambertini

Directeur général

WWF International

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 18:49

Cela faisait maintenant 5 ans que le blog avait résisté à l'appel du réseau Facebook. Après s'être créé un compte Twitter, la tentation de poursuivre la procédure de référencement était trop forte. Me voici donc !

Page Twitter 

twitter.com/PassionAnimale

 

Page Facebook 

facebook.com/delphinapassionanimale

 

Pour l'instant, la page "fan" du blog sur facebook est très vide, vu sa récente création, mais elle se remplira vite, je vous le promets, grâce aux multiples notifications d'articles... et plus encore ! En attendant, et pour ne rien rater des évènements à suivre, je vous invite à "aimer" et partager la page avec vos amis !

 

Cordianimalement

 signature delphina

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 20:51

L'animal est une personne : qu'advient-il de nos frères et soeurs les bêtes ?Invité à l'émission La Revue de presse du théâtre des Deux Ânes le 29 septembre 2014, Franz-Olivier Giesbert s'amuse à mêler ses deux passions, la politique et les animaux, en attribuant un animal à chaque personnalité proposée : l'écureuil Hollande, Sarkozy pitbull ou lièvre, Alain Juppé tortue ou héron, le sanglier Valls, la panthère Marine Le Pen, la corneille Mélenchon...

 

Plus sérieusement, c'est entre autres pour faire la promotion de son ouvrage à paraître le 8 octobre, L'animal est une personne : qu'advient-il de nos frères et sœurs les bêtes ? (16€), que le directeur de l'hebdomadaire Le Point s'est déplacé. Il y propose une réflexion sur la conscience et la personne animales dont découle une analyse de la condition des bêtes et des mauvais traitements qu'elles subissent. Il utilise également des histoires vraies démontrant l'intelligence des animaux et leur complicité avec les hommes. A quelques semaines d'intervalle sortira son manifeste Pour les animaux, dans lequel il invite des philosophes et artistes à s'exprimer sur le combat pour la défense de la cause animale.

 

Dans la même initiative, un manifeste soutenu par la fondation 30 Millions d'Amis, signé en octobre 2013 par 24 intellectuels français, réclamait un régime juridique conforme à la nature des animaux d’êtres vivants et sensibles. En savoir plus

 

Sources : Evene, 30millionsdamis.fr

 

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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 20:33

EXPOSITION « OCEANS »

Du 24 septembre au 19 octobre 2014

Le collectif d’artistes SARASVATI tourne son regard vers le large…

 

Fidèle à sa mission de faire « connaître, aimer et protéger les océans », le Musée océanographique donne la parole au collectif d’artistes SARASVATI pour une plongée dans les profondeurs, à travers le prisme de l’Art. Du mercredi 24 septembre au dimanche 19 octobre 2014, une série d’œuvres éclectiques mettra en lumière les différentes menaces qui pèsent sur les écosystèmes marins et invitera le public à s’émerveiller devant des océans idylliques.

 

Au total, vingt-deux artistes ont imaginé une quarantaine d’œuvres aussi variées que des sculptures, peintures, installations, graffes ou production musicale. « A partir d’un thème, nous apportons tous notre créativité. Il n’y a pas de barrière entre nous et cette liberté se ressent au travers des thématiques que nous abordons », explique Patrice Woolley, auteur de bandes dessinées monégasque.

 

Cette année, c’est donc sous l’eau que le groupement artistique SARASVATI - du nom de la Déesse hindou de la connaissance et des arts - a trouvé l’inspiration. « L’exposition Oceans est une opération de visualisation artistique des menaces qui touchent les océans. De la surpêche à la fonte de la banquise, en passant par la chasse illégale à la baleine ou la disparition des coraux, nous avons illustré plusieurs problématiques actuelles avec notre sensibilité d’artiste, de manière positive ou négative ».

 

Présentées dans la salle de conférences du Musée océanographique, ces œuvres seront complétées par une série de panneaux présentant des projets environnementaux soutenus par la Fondation Prince Albert II, partenaire de l’exposition. 

Source : communiqué de presse du musée océanographique de Monaco.

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 15:58

La revue Scientific Reports a publié jeudi 4 septembre la description d'un gigantesque dinosaure dont le squelette a été découvert en Argentine. Le spécimen appartiendrait à la famille des titanosaures, des dinosaures herbivores géants, et aurait vécu il y a soixante-dix-sept millions d'années. Son poids était supérieur à celui d'un Boeing 737, et sa taille plus grande que celle d'un terrain de basket.

 

Source : Le Monde.

 


Le plus gros dinosaure jamais découvert aurait... par lemondefr

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 15:40

Charles Baudelaire est un écrivain français, né à Paris (1821-1867). Héritier du romantisme et fidèle à la prosodie traditionnelle, il exprime à la fois le tragique de la destinée humaine et une vision mystique de l'univers, où il découvre de mystérieuses "correspondances". Ses poèmes (Les Fleurs du mal, 1857; Petits Poèmes en prose, 1869) et son oeuvre critique (l'Art romantique, 1868) sont à la source de la sensibilité moderne. (Biographie sommaire du Petit Larousse)

 

Son recueil Les Fleurs du Mal recense quatre poèmes inspirés par les chats :

 

Le Chat I

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.

 

Cette voix qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.


Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a plus besoin de mots.


Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon coeur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,


Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux!

 

Le Chat II

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressé une fois, rien qu'une.


C'est l'esprit familier du lieu;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut-être est-il fée, est-il dieu?


Quand mes yeux vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,


Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

 

 

 

Les Chats


Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires


Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté.


Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;


Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

 

 

 

Le Chat

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.


Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,


Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,


Et des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

Illustrations : coloriages.fr

Pour plus d'articles sur les chats

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 16:57

belgflag

Le drapeau belge est constitué de trois bandes verticales de largeur égale : noire, jaune et rouge. Ces couleurs sont inspirées des armoiries du duché de Brabant (un lion jaune aux griffes et langue rouges sur un fond noir). 

 

L'emblème Belge est notamment représenté sur le petit sceau de l'Etat, qu'on retrouve sur les lettres et enveloppes de l'administration publique fédérale. Il s'agit d'un genre de lion unique : le Lion Belgique (Leo Belgicus), lion jaune aux griffes et à la langue rouges, sur fond noir. 

 

Ce nom doit son origine à Aitzing (ou Aitzinger ou Eitzinger), cartographe autrichien du 16ème siècle, qui représente les Pays-Bas espagnols sous la forme d’un lion dont le corps est constitué de leurs 17 provinces. Lors de l’indépendance, la majorité des provinces arbore au moins un lion dans leur blason, d’où le choix de l’animal comme emblème du nouveau pays.

 

Leo Belgicus et les cartographes

 

Version initiale d'Aitzing

 

Version de Van Der Keere

 

Les drapeaux des 10 provinces belges

 

Sources : belgium.be & Bruxelles2003

Pour en savoir plus sur le lion

 

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Publié par Delphina - dans Animaux nationaux
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 14:32

HISTOIRE D'UN SYMBOLE 

Dans l’hémicycle du Bundestag, le parlement allemand, tous les regards convergent vers lui. Il est gigantesque, imposant, un peu dodu aussi : l’aigle, et plus exactement, le Bundesadler, l’aigle fédéral.

 

 

Des aigles, on en retrouve un peu partout en Allemagne :

- sur l’étendard du président de la République fédérale,
- sur les anciens billets de 100 DM et maintenant sur les pièces d’un Euro,
- sur les timbres poste,
- sur les maillots de foot, ou même parfois directement sur la peau des supporters.

 

Vénéré dès l'Antiquité

 

L’histoire de cet aigle remonte au tout début de la culture humaine. Symbole du soleil, symbole de puissance et d’immortalité, l’aigle était déjà vénéré dans les cultures orientales tout comme chez les Grecs et les Romains où il symbolisait l’empire romain (SPQR signifie Senatus Populusque Romanus, soit "le Sénat et le peuple Romain" : emblème de la République Romaine repris par tradition par l'Empire). Le Dieu suprême des Germains, Odin, s’incarnait lui aussi volontiers en aigle. En l’an 800, Charlemagne (à droite) va choisir le symbole de l’empire romain, l’aigle pour incarner l’immense empire qu’il a conquis de haute lutte, et qui va devenir le Saint Empire romain germanique.

 

 

Associé aux croisés germaniques au Moyen-Age

 

Au Moyen-âge, pendant les croisades, on reconnaîtra les croisés germaniques à cet aigle qui orne leurs étendards et leurs boucliers. Le symbole s’impose. Au 12ième siècle, on lui ajoute une épée à la patte droite, et un sceptre, ou un globe crucifère, à la patte gauche. Au 15ième siècle, il devient bicéphale (ci-contre), à l’image du roi ET empereur. Deux têtes qui surveillent attentivement les pays slaves comme l’occident.

 

Envié par Napoléon puis emblème de l'unification allemande

 

L'aigle, au coeur de la symbolique napoléonienne

 

Et pourtant... "Un aigle de France s’éleva – coucou, dans les plumes de l’empereur romain il vola – coucou", dit une chanson de 1800. Jeune et toutes griffes dehors, un autre aigle s’est en effet levé à l’Ouest. Napoléon va fondre sur l’empire romain germanique et l’achever d’un coup de bec. Mais l’aigle allemand, tel un phénix, renaît de ses cendres et tout au long du 19ième siècle, il sera de tous les combats pour l’unification allemande. Bismarck qui réalise cette unité choisira définitivement comme symbole national l’aigle à une tête, auquel il ajoute toutefois les symboles de la monarchie prussienne : une couronne, une chaîne, un bouclier. Après la guerre 14-18, la République de Weimar le fait redessiner par Tobias Schwab : un aigle dénudé de ses symboles monarchiques auquel de surcroît la crise économique fait perdre bien des plumes : on l’appelle alors "Pleitegeier", "vautour de faillite". Ci-contre, affiche de propagande française vantant la victoire face à l'Allemagne lors de la guerre de 1914-1918 : le coq écrase l'aigle.

 

Choisi par Hitler, il devient un symbole nazi

 

Hitler, en le posant sur sa croix gammée, lui étend les ailes à l’image de ses idées expansionnistes. Ce symbole représente l’unité voulue par le Führer entre l’État : l’aigle et le parti : la croix gammée. Cet aigle aux allures martiales a la tête tournée à droite toute. On le retrouve partout, sur les casquettes et les tampons, l’aigle du IIIième Reich prend une ampleur et une présence inégalées jusqu’alors.

 

Depuis 1950 : l'apaisement

La toute nouvelle république fédérale reprendra en 1950 l’aigle comme emblème. En voici la description officielle : "l’emblème fédéral figure, sur un fond jaune d’or, un aigle noir monocéphale, la tête tournée vers la droite, les ailes déployées mais les plumes resserrées, le bec, la langue et les griffes de couleur rouge." Un aigle qui rappelle volontairement celui de la république de Weimar. Et en 1953, le sculpteur Ludwig Gies crée pour le bâtiment du Parlement à Bonn un immense aigle en plâtre aux formes un peu plus rondes. Un aigle qui a survécu à la réunification de l’Allemagne et qui, bien sûr, a suivi le déménagement de la capitale à Berlin en 1999. Et savez-vous comment les Allemands le surnomment, cet aigle ? "die fette Henne", la grosse poule. L’aigle s’est apaisé…

Source : Arte (avec Elsa Clairon)

Pour en savoir plus sur l'aigle

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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 13:21

Hebergeur d'imageLa tradition des mascottes remonte à 1966, avec le lion britannique "Willie". Fuleco, la mascotte de la Coupe du monde 2014 au Brésil est un "tatu-bola" ("tatou-boule"), un mammifère de 50 cm de long en voie de disparition pouvant se mettre en boule quand il se sent menacé.

 

Ce mammifère d'Amérique tropicale couvert de plaques cornées, appartenant à l'ordre des édentés, à été retenu par le Comité local d'organisation du Mondial (COL) après un long travail de l'Association Caatinga, une ONG de protection de l'environnement de l'Etat du Ceara (nord-est) pour convaincre la Fifa.

 

"Le tatou est menacé d'extinction. Nous voulons mettre à profit la renommée mondiale de l'événement sportif pour mieux protéger notre précieux environnement", a déclaré le responsable de l'Association Caatinga, Rodrigo Castro. "C'est la seule espèce 100% brésilienne", a-t-il ajouté.

 

Le tatou aux couleurs du Brésil a évincé le puma et l'ara, ainsi que le "Saci", un personnage du folklore brésilien, qui étaient également en lice pour devenir la mascotte du Mondial.

 

Pourquoi Fuleco ?

 

Fuleco succède aux mascottes Zakumi (le léopard aux cheveux verts du Mondial 2010 en Afrique du Sud) et Goleo (le lion du Mondial 2006 en Allemagne). L'appellation du tatou jaune et bleu a été choisie à l'issue d'une consultation des Brésiliens par la Fédération internationale de football (Fifa). Plus de 48% des 1,7 million de Brésiliens sollicités ont voté pour Fuleco, devant Zuzeco (31%) et Amijubi (21%).

 

Le Comité organisateur local (COL) et la Fifa ont analysé 47 propositions émises par six agences brésiliennes. Ils se sont appuyés sur les témoignages d'enfants âgés de 5 à 12 ans, leur principale cible, pour faire leur choix.

 

Une preuve de soutien à la protection de l'environnement

 

Hebergeur d'image

Décimé dans le passé par les chasseurs pour sa chair, le tatou est aujourd'hui en danger, victime de la déforestation, de la croissance urbaine et de l'expansion agricole.

 

Par ailleurs, en portugais, Fuleco est la combinaison des mots "football" (futebol) et "écologie" (ecologia). "Fuleco symbolise la manière avec laquelle la Coupe du monde de la Fifa peut allier football et écologie et encourager les populations à se comporter de manière responsable vis-à-vis de notre planète", a expliqué la Fifa.

Source : francetvinfo + lexpress

Pour en savoir plus sur le tatou

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